Orlando est commerçant et a un très bon magasin de légumes qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. Il est l’heureux papa de 4 filles et un fils. Son fils, Carlos Andres a 21 ans, il travaille avec son papa et vit chez ses parents. C’est le fils chéri de la famille, celui qui reprendra la boutique quand Don Orlando ne pourra plus travailler. En août 2005, Carlos part visiter des amis, inconscient du danger qui l’attend. En effet, suite aux oppositions entre les paramilitaires et les FARC, la guérilla débarque dans la propriété où Carlos est censé se trouver. C’est un vrai massacre ! Au total, 15 personnes seront tuées. Orlando raconte, les yeux remplis de tristesse, « ils ont rassemblé tous les corps mais mon fils n’était ni parmi les morts, ni parmi les vivants. ».

Alua Noy porte bien ses 58 ans, malgré une prothèse à sa jambe gauche qui prouve que la vie ne lui a pas fait de cadeau. Ce fermier habite une solide maison sur pilotis un peu à l’écart du centre du village d’Asingsinli, dans le district de Xepone.
« Cette maison, je l’ai construite avec [...]

« Ces terres m’appartiennent. Mais pour les cultiver, il faudrait défricher. Or, l’endroit est dangereux, truffé de sous-munitions. Plusieurs accidents ont déjà eu lieu dans le passé et tout le monde ici mesure ce danger. Ceci dit, je dois nourrir ma famille et pour cela, j’ai besoin de ces terres. L’an passé, à la fin juillet 2007, je me suis donc décidé à en défricher une parcelle… »

Mekele, capitale du Tigré, au Nord de l’Ethiopie. Une petite ville comme les autres, jusqu’à cette date fatidique du 5 juin 1998. Ce jour-là, chacun vaque à ses occupations. Les parents s’occupent du bétail, les femmes travaillent à la maison. A l’école, dans un bâtiment inauguré il y a peu, les enfants se concentrent sur leurs leçons. La journée de classe tire à sa fin, certains élèves sont déjà sur le chemin de leur maison. Quand tout à coup, l’enfer se déchaîne : des avions larguent des bombes à sous-munitions sur l’école. Les enfants affolés sortent tandis que les parents accourent voir ce qui se passe. Peu après, les avions font un deuxième passage, touchant à ce moment les adultes venus au secours de leurs enfants.

Eli est quelqu’un de travailleur et de curieux de nature. « J’aime être occupé et j’ai toujours travaillé » dit-il fièrement. Il a donc logiquement eu de nombreux boulots, tous très variés. A 28 ans, il est employé dans une mine d’or dans la région de Piamonte. L’entreprise minière se trouve dans un endroit où le conflit armé entre les paramilitaires et la guérilla est très présent. La richesse des sols attire en effet les 2 groupes qui veulent se l’approprier.