La clé dans le domaine des engins non explosés, c’est l’information. Cette phrase, qui peut paraître surprenante, est le leitmotiv des collecteurs de données du CMVIS[1]. Sans relâche, ils quadrillent les grandes étendues cambodgiennes afin de rencontrer les rescapés de nouveaux accidents de mines et d’engins non explosés.

Khtoeup Veb allait couper du bambou pour le vendre. C’était en 1979. Accompagné par quatre amis, il se trouvait à quelques kilomètres de son village, Kouk Thmey, lorsque le drame s’est produit : il a marché sur une mine. Porté jusqu’à l’hôpital par ses amis, il a eu la vie sauve, mais a perdu sa jambe gauche.

Jusqu’en 1997, Veb utilisait des béquilles qu’il avait fabriquées lui-même. Mais il était alors impossible pour lui de travailler correctement. Une situation qui a changé radicalement lorsqu’il a pour la première fois reçu une prothèse, au centre de revalidation physique de Siem Reap.

John Vink/Magnum, Laos 2008

Pour les jeunes qui gardent le bétail, les journées sont parfois monotones. La découverte d’objets inconnus fournit une occasion inespérée pour briser la routine. Mais pour Buy et ses compagnons, c’est le vie elle même qui a été brisée par la découverte d’une roquette. Buy a aujourd’hui repris ses activités, grâce à [...]